Au départ, un projet de la mairie de La Crau prévoit le réaménagement du CRAPA situé sur les contrebas du Fenouillet. Mais le projet s’agrandit jusqu’aux rochers du Fenouillet avec un parc acrobranche, Via ferrata et grande tyrolienne.
Un aspect commercial est donné sans concertation avec les élus d’opposition craurois qui s’inquiètent de n’avoir pas accès aux informations. Lire leur point de vue dans le document intitulé "Projet parc aventure à La Crau".
Les travaux commencent en décembre 2010, année internationale pour la biodiversité !
Alertées, d’autres associations interviennent dans le débat.
La Ligue de Protection des Oiseaux dresse un état des lieux remarquablement précis et détaillé sur les nombreuses espèces rares et protégées qui peuplent la colline. Leur "Porté à Connaissance", à destination du maire de La Crau, avec copies adressées au préfet et à Monsieur POLITI, maire d’Hyères, reste lettre morte. Hélas, pour l’un des membres du couple de Grands-Ducs d’Europe, espèce protégée pour laquelle les câbles tendus représentent un grand danger.
L’association"Les amis de la Moutonne et pour le cadre de vie à La Crau" pose un recours devant le tribunal administratif. Elle demande au préfet de prendre un arrêté interruptif des travaux.
L’association "les Amis de la Presqu’île de Giens" s’intéresse quant à elle au caractère géologique remarquable du Fenouillet. Et particulièrement, aux quartzites qui sont porteuses du seul site paléontologique des Maures ayant permis la datation de ces roches (parmi les plus anciennes de Provence).
L’association "Changer d’Ere", fidèle à sa tradition de participation citoyenne et de protection de l’environnement, écrit elle aussi au préfet pour demander l’intervention de l’Etat et la remise en état du site.
Un article, paru dans Var Matin le 14 juillet 2011, intitulé " Des accrocs dans les branches", fait part de la "surprise" des élus d’Hyères découvrant que le parc était installé sur une partie du territoire hyèrois. On se rappelle néanmoins que le maire d’Hyères avait reçu copie du porté à connaissance de la LPO en décembre 2010 ! Monsieur POLITI botte en touche et "attend" l’intervention du préfet concernant la gestion de la zone Natura 2000. Il oublie au passage de faire appliquer le règlement de la ZPPAUP qu’il avait lui-même voter avec son conseil municipal. Il visite le chantier avec "son ami" le maire de la Crau et ne trouve rien à redire. Contrairement à son ancien adjoint à l’environnement, François CARRASSAN, qui prend la plume dans son blog.
Pour tous, le silence de la préfecture est assourdissant.(Oxymore !)
Le collectif de défense du Fenouillet demande alors audience à Madame la Ministre de l’Écologie et du Développement Durable (ce qui est encore un oxymore : aucun développement n’est durable car tout ce qui se développe se transforme !) lors de sa visite dans le Var. A la place, nous obtenons une entrevue d’un représentant du collectif avec Monsieur LAUCH, chef de cabinet du secrétariat du préfet. Vous pouvez en suivre le compte-rendu dans les documents proposés en contrepoint de cet article.
Nous vous proposons aussi de découvrir le contenu du dossier très documenté remis à la préfecture ce jour-là et élaboré par Monsieur LACOUR, propriétaire du Domaine du Fenouillet sur le versant sud du Massif. Il atteste de la formidable biodiversité qui règne sur le Fenouillet et qui, mise à mal par les travaux, risque d’être encore saccagée par les 45000 visiteurs attendus et espérés pour la rentabilité financière du parc.
Pour ne pas s’encombrer d’une règlementation protectrice, Monsieur SIMON, maire de la Crau, était allé jusqu’à nier en conseil municipal la présence des grands-ducs sur le site (voir CR du conseil municipal dressé par "ensemble pour La Crau" ou son interview dans le journal Telex). Or, en Novembre 2011, une année après le début des travaux, il transmet enfin à l’opposition un document. Il s’agit d’une étude d’impact, conforme cette fois-ci aux recommandations de Natura 2000, concernant le couple de Grands-Ducs. Uniquement les Grands-Ducs, ce qui est encore une aberration.
Notre collectif dénonce depuis longtemps le manque d’esprit civique, de concertation et d’information qui a présidé à la construction du parc. L’esprit républicain qui oblige les élus à respecter les règlement et les lois semble s’effacer lorsque l’appât du gain, redéfini comme "réalité économique" par Monsieur Simon s’en mêle. Le parc ouvre . Les déclaration d’amitié entre les hommes politiques prolifèrent lors de son inauguration. (Cf Articles de Var Matin).
Une réunion de notre collectif met encore à jour deux irrégularités :
- Une partie du parc utilise sans son autorisation le terrain de Monsieur LACOUR pour sortir de la grande tyrolienne.
- Le chemin de promenade, qui allait de La Colette (la Crau) au Château d’Hyères, en passant par la Chapelle est bien cadastrée "chemin rural N° 81". Il ne peut être fait opposition à personne de l’emprunter.
Pour relancer une action de l’État, nous écrivons à Madame La Ministre de l’Écologie et du Développement Durable. Une lettre signée par de nombreuses associations et personnalités. Nous lui demandons l’organisation d’une table ronde en préfecture.
La réponse, cordiale et sans surprise, du chef adjoint du cabinet de la ministre, s’accompagne d’une convocation des présidents des associations signataires devant la gendarmerie. Une plainte en effet a été déposée par le maire de La Crau pour des dégradations sur les installations du parc. On ne peut évidemment que se féliciter de l’empressement des forces de l’ordre à faire respecter la loi. Au passage, on aimerait bien que soient expressement recherchés les auteurs des coupes d’arbres sur un espace classé boisé... Sans parler de faire respecter la profonde utilité publique depuis des lustres d’un chemin qui va de la Colette au château d’Hyères et cadastré comme tel..Car il y a là une entorse à la loi qui est un point d’achoppement grave. Il est impensable qu’un élu ait pu imaginer cela !
Nous inscrivons notre action dans la loi. Nous attendons l’intervention du préfet et de l’État. Dans cette attente, nous recherchons le soutien de tous par le biais d’une pétition que nous vous demandons de signer et faire signer autour de vous.
http://www.petitionpublique.fr/?pi=....
Bientôt d’autres documents seront ajoutés à cet article et notamment des photos.
Et pour commencer, des articles de Var Matin. Les premiers dévoilent à travers la presse quelques actions du collectif.
Suit l’interview du 6 décembre 2011 de Monsieur GIRAN, député qui souhaite à son tour que le préfet dise le droit pour éclairer la polémique.
Un extrait du plan cadastral permet de se rendre compte de la situation du parc. On y voit notamment le chemin rural n°81de La Colette à la chapelle qui se poursuit sur Hyères en piste DFCI sur le chemin du Fenouillet.
Dans une lettre recommandée, les élus locaux demandent audience au préfet.










