
- Var Matin
Depuis plusieurs années, l’annonce de la carte scolaire tombe comme un couperet pour la ville d’Hyères. Au-delà du fait de retarder cette communication après les élections, comme si l’on avait peur que les électeurs potentiels puissent prendre conscience sur le terrain des méfaits de la politique engagée, l’inspecteur d’Académie a décidé pour la prochaine rentrée la fermeture de 3 postes de professeurs des écoles. Cette situation dure depuis longtemps : les jeunes couples avec enfants ne trouvent plus à se loger, il n’y a plus assez d’enfants, le taux d’élèves par enseignant à Hyères reste parmi les plus faibles du département et plusieurs postes sont supprimés.
Cela continuera encore. Cela continuera jusqu’à la construction de logements sociaux accessibles au plus grand nombre. C’est-à-dire une politique de développement urbain exactement inverse de celle qui s’est appliquée lors des dernières mandatures.
Le problème est là et bien là ! Et c’est par ce biais que la municipalité pourra soutenir au mieux le maintien des classes dans notre ville.
Ceci étant posé, nous comprenons qu’une part des décisions de l’inspecteur d’Académie sur les fermetures et d’ouvertures ailleurs puisse relever d’une volonté de bonne gestion. Mais la plupart des mesures prises s’inscrivent aussi dans un politique plus générale d’économie budgétaire et débouchent sur une remise en cause troublante de la qualité du service public.
L’exemple est frappant : sur trois classes fermées à Hyères cette année, deux sont dans une zone ou l’éducation avait été déclarée prioritaire (l’école élémentaire Excelsior et la maternelle Ferdinand Buisson) et la troisième dans une zone rurale (Les Borrels) où l’école contribue fortement au maintien de cette vie rurale. Le service public, basé sur la solidarité entre tous les membres du territoire, n’est plus tout à fait rendu rendu.
Alors, à son tour, Changer d’Ere se mobilise et s’associe au mouvement de protestation né au Borrels, chez les parents qui vont devoir affronter les difficultés de garde des petits, ou à terme, des problèmes de déplacements longs et coûteux pour emmener leurs enfants à l’école (car à ce rythme, l’école des Borrels apparaît aussi sacrifiée que celles du Levant, de Port Cros, de Sauvebonne…).
Il se peut que les hommes politiques comprennent la colère et la détermination de la population à conserver la possibilité de vivre sa vie dans un quartier excentré et agricole. Nous connaissons l’importance pour tous de la conservation de zones agricoles dans notre ville puisque nous avions, dans notre critique du SCOT, réclamé le classement des Borrels en zone agricole protégée. Nous appelons tous les hyérois à agir pour le maintien des classes à Hyères.