Le cycliste serait-il un voyageur d’un autre monde ? Faire du vélo en ville, cela augmente notre activité physique, nous protégeant donc sans doute de maladies cardiovasculaires. Mais cela augmente aussi, hélas, les risques de mourir dans un accident de voiture. La bicyclette permet à l’homme de déployer son énergie pour se confronter à lui-même. Le premier motif du déplacement est sans doute la liberté. Mais avec l’accélération des déplacements et de la communication, la planète se rétrécit autour de nous. L’avion ne diminue pas notre temps de transport car nous convertissons aussitôt le gain de temps en déplacements et voyages toujours plus nombreux vers des destinations toujours plus lointaines. Tout bouge. L’accélération est l’essence même de la modernité et du capitalisme qui exige toujours plus de croissance. Notre problème personnel découle d’un problème collectif et politique ! Si nous voulons changer de modèle et imaginer une autre façon de vivre, nous devons ralentir !
Comme, par exemple, utiliser notre vélo pour regagner un peu de liberté, nous déplacer dans l’espace urbain, à notre rythme et sans moteur, sans pouvoir aller plus vite que notre propre énergie et en toute sécurité.
Alors, n’hésitez-pas : retrouvez-vous et rejoignez-nous le 28 mai, jour de la fête du vélo, pour une simple balade en ville que nous avons appelée « le troisième parcours des écoliers ».
Nous réclamerons au passage aux pouvoirs publics les aménagements nécessaires à la pratique régulière et sécurisée de la bicyclette comme moyen de déplacement urbain. Et plus particulièrement autour des établissements scolaires de la ville puisque nombreux sont les jeunes à l’utiliser.
Promis, nous vous attendrons !
