A nouvelle année, nouvel article !
Vous avez été nombreux pendant cette période de fête à consulter notre site. A la recherche sans doute de nouvelles analyses ou de nouvelles informations.
Nous tenions à vous remercier de cette fidélité. Mais plus que de fidélité, c’est d’indignation dont nous nous nourrissons. De sentiment de vie, d’intérêt, de passion, à mille lieux de cette absence de réaction de la préfecture. Emportés par notre élan, nous désignerions presque cause de l’année la sauvegarde de la biodiversité du Fenouillet. Et vous, chers lecteurs non rebutés par la densité anti commerciale de nos articles, nous vous attribuons la qualité d’hommes et de femmes de l’année. Votre fréquentation de notre site montre un lien en train de naitre. Comptez sur nous pour le faire fructifier.
Car de l’indignation, il en faut face à un projet consumériste et destructeur. Indignation face à un projet qui détourne la nature. Qui spécule et espère créer un besoin de consommation nouveau. Qui organise une sorte de monétarisation de toutes les dimensions de notre existence. Nous lui opposons la loi. Nous lui opposons votre désir de vivre en harmonie avec la nature qui nous accueille. Nous lui opposons notre intelligence collective et notre énergie. Et nous préconisons, plus poétiquement, l’école buissonnière du Fenouillet. Au nom de notre liberté. Et de votre liberté. Une indignation née de toutes ces responsabilités.
L’Etat, pendant ce temps, semble être entré en hibernation profonde.
La grande léthargie de la préfecture accorde de fait à la mairie de La Crau un permis de détruire la magnifique biodiversité du Fenouillet. Un peu comme il existe par ailleurs un permis de polluer, si immoral. Nous nous rappelons pourtant avoir lu, lors de l’enquête publique sur le PLU, un avertissement bien appuyé de la préfecture envers la mairie d’Hyères. Le préfet rappelait la nécessité de respecter les zones naturelles cause de l’annulation du PLU de La Crau par le tribunal administratif de Toulon. L’article de Var Matin titre "Zones vertes menacées, le tribunal annule le PLU". Le jugement désigne les zones vertes en question comme étant celles du Fenouillet (déjà !) et de l’Estagnol.
On le sait, la mairie de La Crau a relancé un projet d’aménagement à l’Estagnol. Il s’agit du remblaiement de la zone humide naturelle et de la construction d’un grand complexe sportif. Ce projet est à nouveau contesté par des associations. En ce qui concerne le Fenouillet, nous préciserons que l’argumentaire utilisé à l’époque du jugement ne prenait pas en compte "l’annexion" des parcelles B60 section Fenouillet et B1725 Maurel Septentrional par la mairie de La Crau. Ces parcelles, situées sur la commune d’Hyères, sont soumises à la protection de la loi littorale comme "espaces terrestres préservés". Notre action ira, s’il le faut, jusqu’aux recours contentieux. Mais, entre temps, il y a urgence à faire cesser les dégâts.
Les deux versions du compte-rendu du conseil municipal de La Crau du 24 juin 2011 appellent quelques commentaires. Dans l’article de Var Matin, la journaliste précise que les conseillers d’opposition demandent à nouveau au maire la possibilité de consulter les documents officiels qui devraient accompagner la construction du parc. En vain, contrairement à la loi ! Le procès-verbal établi par le secrétaire de séance procède à l’inventaire des installations à vendre à la SPL... alors qu’aucun plan n’a été présenté en conseil municipal. Il affiche une ligne pour la "purge, le débroussaillage et le nettoyage" de la falaise. Lorsque l’on sait combien ce lieu est un endroit de vie privilégié, cela s’apparente à de la destruction volontaire de flore et d’habitat d’espèces protégées.
L’interview de monsieur Simon, pour un bilan de mi-mandat, dévoile son intention d’installer un système de vidéo surveillance dans le parc de loisir du Fenouillet. Des caméras ont été posées sans décision formelle du conseil municipal de la Crau et sans l’affichage règlementaire. Dommage qu’elles n’aient pu filmer la tentative héroïque de sauvetage du Grand-duc par les autorités. Que d’émotions ! Que de motions !